METAFLORE : Le contexte du projet (1/3) - Biova

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En France, l’organisation en charge de la protection des végétaux est la Direction Générale de l’ALimentation (DGAL) . Celle-ci confie à l’Agence Nationale de SEcurité Sanitaire (ANSES) des missions de veille, d’expertise, de recherche et de référence dans le domaine de la santé végétale. Au sein de l’ANSES, le Laboratoire de la Santé des Végétaux (LSV) créé, valide, édite, met à jour et fait vivre les méthodes dites officielles.

 

Les méthodes officielles proposées par le LSV à la DGAL sont des méthodes nécessaires au bon fonctionnement de missions importantes de l’Etat comme les plans de surveillance, les contrôles à l’importation ou à l’exportation. Ces méthodes sont d’une importance critique car les résultats produits peuvent entrainer des actes officiels  comme l’arrachage des plantes sur une parcelle cultivée ou le refoulement de marchandises à la frontière. Elles servent de support aux convention bilatérales facilitant la circulation des produits entre pays.

 

Afin de pouvoir exporter des semences à importance économique majeure (maïs, tournesol et sorgho), le LSV le Laboratoire de la Santé des Végétaux (anciennement LNPV) au sein de l’ANSES l’Agence Nationale de SEcurité Sanitaire a rédigé une méthode visant à caractériser la qualité sanitaire de ces semences. Cette méthode MGs/96/03 - Semences de maïs, de tournesol, de sorgho, de soja – détermination de la flore totale des semences par identification morphologique, date de 1996 et a été établie en partenariat avec l’ex région Midi Pyrénées dans le laboratoire de la Protection des Végétaux de l’époque, laboratoire à l’origine de celui de BIOVA.

 

Cette méthode est d’une importance capitale pour la détermination de la qualité sanitaire des semences et les semenciers continuent à s’appuyer sur ses résultats pour pouvoir exporter dans de nombreux pays. Cependant, malgré l’intérêt de la filière pour cette méthode, le LSV n’a pas effectué de mise à jour de cette méthode depuis 20 ans et la DGAL ne délivre plus aucun agrément pour la réalisation de cette méthode officielle.

 

Cette méthode de mycologie classique ne remplit plus les critères de performances et ne donne plus les garanties indispensables à l’heure de l’intensification des échanges liés à la mondialisation. En effet, cette méthode permet de détecter une liste non-exhaustive de champignons qui sont pour beaucoup des organismes saprophytes ou des parasites de qualité. Pour pallier ce problème, le LSV a rédigé des méthodes spécifiques permettant de détecter des pathogènes particuliers sur ces semences. Mais, pour la plupart, il s’agit d’organismes de quarantaine en Europe et en France. Ces méthodes officielles sont bien loin des exigences des pays importateurs de semences. Pour illustration, les neuf pays vers lesquels nous exportons le plus de semences de maïs  exigent des certificats pour au moins sept parasites , , parasites non de quarantaine et donc de peu d’intérêt pour le LSV.

 

Des initiatives au niveau européen existent. De 2008 à 2012, le projet QBOL a réuni 20 participants pour un coût total de 4 millions d’euros.  Visant à caractériser un maximum des 300 organismes de quarantaine pour l’Europe, il réussit au travers de la base de données QBANK  à définir les marqueurs génétiques pour 200 parasites de quarantaine dont 47 champignons phytopathogènes.

 

Faisant suite à ce projet et à des essais inter-laboratoires au niveau européen, l’OEPP rédigea la norme PM 7/129 (1) DNA barcoding as an identification tool for a number of regulated pests.  Le but de cette norme est d’encadrer le travail des laboratoires d’analyses pour fiabiliser les résultats et sécuriser les mouvements des plantes et semences au niveau international. Issu d’un travail d’envergure, cette norme ne décrit l’analyse que d’une 60aine de pathogènes de quarantaine, dont 8 champignons et oomycètes.

 

Il est donc intéressant de noter que le travail, au niveau National (ANSES) et supra-national (OEPP), de développement de méthodes pour la détection de parasites végétaux se concentre sur les parasites représentant un risque à l’importation et non pas ceux représentant un risque chez les pays partenaires importateurs de nos semences et plants. De plus, ce travail, énorme en moyens humains (experts des plus grands instituts) et financiers, permet uniquement de cibler une liste prédéfinie et limitée d’espèces.

 

Sources:

  https://www.eppo.int/ABOUT_EPPO/EPPO_MEMBERS/countries/animation/france.htm
  https://www.anses.fr/fr/content/laboratoire-de-la-sant%C3%A9-des-v%C3%A9g%C3%A9taux#onglet2-tab
  http://lekiosque.finances.gouv.fr/portail_default.asp
  https://www.ippc.int/en/countries/all/regulatedpests/
  http://faolex.fao.org/
  https://cordis.europa.eu/project/rcn/91249_en.html
  http://www.q-bank.eu/
  https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/epp.12344

 

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